La mode Africaine - La Boutique du WAX

LA MODE AFRICAINE

L’Afrique, considérée comme le berceau de l’humanité, est riche bien au-delà de ses potentialités naturelles. A l’heure de la mondialisation, elle continue de se démarquer par une authenticité culturelle prononcée. La mode du continent n’en est pas exempt. Depuis des millénaires, avec des styles variés d’origines diverses, elle ne cesse d’évoluer. La diversité de cultures, de coutumes, et de pratiques sur le continent, entraine par conséquent une pléthore de styles vestimentaires, tant au niveau du matériau utilisé que du motif ou de la signification. Cette richesse n’est pas sans effet sur la communauté internationale, séduisant même des géants de l’industrie de l’habillement tels Hermès. La mode africaine, veille de plusieurs milliers d’années, a déjà fait un bon bout de chemin et continuera sans doute de conquérir le cœur de beaucoup.

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Bref historique de la mode africaine

La période précoloniale

L’histoire du berceau de l’humanité a été marquée par de grands empires qui s’y sont succédé. Chacun avec des coutumes et usages propres à lui-même. Il est donc évident que l’existence de ces royaumes se soient accompagnée d’une mode bien précise. Même s’il est vrai que l’origine de certains matériaux reste controversée, d’autres en revanche ne saurait mieux représenter les usages de leurs époques. Nous pouvons en citer quelques-uns ici.

Déjà en 1200, au Mali, on portait des tissus imprimés à la main appelés Bogolan ou « tissu de boue ». Chaque tissu portant alors des arrangements de codes et de symboles révélant quelque chose de secret sur sa signification. La langue du tissu était transmise de mère en fille avec des motifs spécifiques. Les hommes quant à eux se chargeaient de tisser les étroites bandes de tissu uni qui étaient réunies pour former un tissu rectangulaire plus grand.

Un peu plus tard vers le 12ᵉ siècle selon certains experts, l’Adire vit le jour chez les yorubas au Nigéria, selon certains spécialistes. Adire se traduit par « tie and dye » en langue yoruba. La technique a été appliquée en premier lieu à des tissus teints à l’indigo et décorés de motifs. Les symboles représentés sur le tissu ont créé et standardisé des aspects de la culture du peuple, tirés de leur histoire, des mythes, des proverbes, des folklores et de l’observation profonde de leur environnement. Cependant, au cours du 20ᵉ siècle, les populations ont commencé à préférer la technique de Kampala, un tissu multicolore résistant à la cire, ce qui a finalement marqué le déclin de la popularité de l’Adire.

Ainsi, on peut évoquer le tissu d’écorce fabriqué en Ouganda dès le 15ᵉ siècle. Ce dernier serait en effet, l’un des premiers fabriqués par l’Homme. Selon certains auteurs, l’invention des techniques nécessaires à sa fabrication serait bien antérieure à celle des techniques de tissages. Il s’agit d’un matériau extrêmement polyvalent. Il y a de cela bien longtemps, il permettait de confectionner des pagnes, des jupes, des draperies, des tentures murales et même de la literie. Le tissu d’écorce est récolté sur l’arbre appelé localement « Mutaba » cultivé localement, sans nuire toutefois mettre l’arbre en danger. La longue histoire de la production de tissu d’écorce parmi la population indigène de l’Ouganda fournit un excellent exemple préhistorique de la manière d’utiliser les ressources renouvelables de notre environnement. Néanmoins, l’art de la fabrication des tissus d’écorce disparaît lentement au profit des techniques modernes de fabrication des tissus. Si bien qu’en 2005, l’UNESCO a déclaré que la fabrication de tissus d’écorce était un chef-d’œuvre du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

Nous ne pouvons faire une liste exhaustive des styles et matériaux qui ont marqué la mode en Afrique tant ils sont nombreux. Cependant, il y a eu une grande évolution depuis la période précoloniale.

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Après la colonisation….
En effet, avec les brassages culturels constants, la mode Africaine a dû muter vers un modèle assez occidental. Certes certains matériaux sont restés à l’ordre du jour, mais il n’en demeure pas moins une sorte de tri parmi ces derniers. Ainsi, il n’est pas rare de voir de nos jours des mix entre le tissu ou pagnes dits africains et les modèles d’habits occidentaux. L’on voit ainsi de plus en plus de blazers faits en pagnes imprimés par exemple. Le dashiki tel que nous le connaissons aujourd’hui est un bon exemple de la rencontre du monde avec le textile africain. Sa renommée est mondiale et le nombre de motifs est comparable à celui des grains de sable au bord de la mer.

C’est Jason Benning qui crée ce nom en 1967. Ce terme provient de la combinaison du mot yoruba « danski » et de l’expression haoussa « dan aki », qui se traduisent tous deux par « chemise ». Il commença à en produire en masse la chemise de style dashiki à Harlem, aux États-Unis, sous la marque de New Breed Clothing, Ltd. Il créa une esthétique afro-centrée du Black Power Movement avec Milton Clarke, Howard Davis et William Smith. Le dashiki était un habit complètement anticonformiste à cette époque et marquait ainsi un retour aux racines de l’Afrique et l’insistance sur les pleins droits dans la société américaine.

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Toujours dans une l’optique de s’affirmer, a émergé au sein des populations d’Afrique subsaharienne, le mouvement moderne du panafricanisme. Il s’agit d’une campagne intellectuelle mondiale visant à encourager et à renforcer les liens de solidarité entre les personnes de couleur. Ainsi, Kwame Nkrumah soutenait le rejet des habits occidentaux au profit de ceux du continent.

Seulement, la mode africaine est aussi traversée par des courants dont les populations locales sont tout aussi friandes. C’est le cas de ceux que l’on appelle les « sapeurs ». Originaires du Congo, dès 1920, ces défenseurs de la « sapologie » étaient déjà reconnus comme un groupe d’élite d’hommes fringants et dévoués à la haute couture qui s’organisaient en petits groupuscules pour démontrer leur amour et leur sens du style. Ce dernier est surtout caractérisé par garde-robe de costumes trois pièces, de chaussettes en soie, de fedoras et de canne. On remarque aussi, une liberté d’expression au niveau des accessoires, mais surtout au niveau des couleurs. En effet, les sapeurs osent tout sur ce plan. Ainsi, des couleurs qui peuvent sembler trop voyantes ou inappropriées pour des costumes trois pièces (plus en 1920 qu’aujourd’hui je vous le concède), ne sont qu’une occasion de plus pour les sapeurs de se démarquer dans le style. Les rues congolaises offraient à ces messieurs un véritable podium pour défiler.

La mode africaine ne se limite pas forcément à celle de l’Afrique subsaharienne. En effet, bien que très souvent confondue à celle du Moyen-Orient, la mode issue de l’Afrique du Nord a sa place sur les podiums. La « collection Afrique », de l’algérien Yves Saint Laurent qui en 1967 s’inspira des costumes de safari, des tuniques, des kaftans, des djellabahs et des turbans influença par la suite beaucoup d’autres créateurs.

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De nos jours
Force est de constater dans les propos ci-dessus que paradoxalement, les acteurs majeurs de la diffusion et de la promotion de la mode africaine n’étaient pas, pour la plupart, originaires du continent.

La tendance tend néanmoins à s’inverser depuis quelques années. Ainsi, plusieurs créateurs en Afrique et de la diaspora tels que Duro Olowu, ayant travaillé pour des célébrités comme Michelle Obama, s’érigent désormais en défenseurs et représentants de la mode « made in Africa ». Il est sans doute l’un des stylistes africains indépendants les plus célèbres. Au cours, des dernières années, l’Afrique n’a eu de cesse de capter l’attention du monde entier. Que ce soit sur le plan économique, technologique ou culturel.

Aujourd’hui, il n’est plus rare de voir de grands noms de la couture succomber à la tentation face aux motifs et pagnes dits « afritude ». D’origines diverses, nombreux sont les créateurs, jeunes et vieux, venant chercher, en nombre toujours plus croissant, l’inspiration dans le patrimoine culturel africain afin de donner un second souffle à leur art.

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